Quelles sont les différentes étapes du deuil ?

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Publié le : 03 juin 20195 mins de lecture

La mort est la pire souffrance psychologique à laquelle l’homme doit faire face dans sa vie. La douleur semble parfois insurmontable, son intensité est d’autant plus forte lorsqu’il s’agit d’un être cher. Même si la mort constitue une étape normale de la vie, on a toujours du mal à gérer la douleur face à la perte d’un proche. Chacun a sa manière de surmonter son chagrin, mais tous passent par les étapes du deuil.

Les étapes du deuil : c’est quoi ?

Le processus de deuil est un long cheminement que l’homme doit traverser afin d’avancer dans la vie, une fois les obsèques terminées. Une perte mal vécue peut rendre un homme malheureux à jamais. Ceux qui ont accepté de subir ces différentes émotions ont par la suite pu affirmer que le processus de deuil leur a permis d’avoir une meilleure vision de la vie. Pour faire son deuil, mieux vaut connaître ces étapes. C’est dans les années 60 que la psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross a identifié ces cinq étapes du deuil. Généralement, les étapes du deuil durent 2 ans, mais cela dépend de tout un chacun. Il y a ceux qui restent dans la phase de dépression, par exemple, plus longtemps que d’autres. D’ailleurs, ces étapes ne suivent pas un ordre précis.

La douleur ressentie lors d’un enterrement d’un proche est souvent une douleur émotionnelle. Cependant, un deuil mal vécu peut avoir de lourdes conséquences sur la santé : insomnie, logorrhée, stress, désespoir… Le deuil peut être pathologique si la personne en deuil reste figée dans ces stades. Toutefois, il est normal de ressentir une immense souffrance, mais à un moment donné, on doit forcément se confronter à la réalité.

Quelles sont les étapes du deuil ?

La première phase du deuil est le déni : on a du mal à croire à l’annonce de la disparition d’un proche. Une séparation plus brutale peut provoquer un état de sidération. Puis vient l’étape de la colère : contre la vie, contre la personne décédée, contre le monde entier. On ressent la perte comme une injustice. La douleur est mêlée à un fort sentiment de culpabilité et de remords. On se sent coupable de n’avoir pas su empêcher la perte de l’autre. Le marchandage ou la négociation est une autre forme de déni. La personne en deuil refuse d’accepter l’irréversibilité de la situation. La dépression et la tristesse représentent souvent la prochaine étape : on reconnaît que le décès a bien eu lieu, d’ailleurs les messages de condoléances qu’on reçoit nous rappelle que l’événement a bien eu lieu. On réalise que plus jamais on ne reverra la personne décédée. La douleur est très vive et insurmontable. Ce stade s’accompagne souvent d’un état dépressif, où l’on sombre carrément dans la déprime. Si la personne n’arrive pas à passer outre, cette étape peut conduire à un éventuel état pathologique. La dernière étape est l’acceptation : pour échapper à la douleur, on finit par accepter la réalité et on commence à sortir de son isolement.

Comment surmonter le deuil ?

Chacun a sa manière d’accepter l’absence d’un être cher. Certains considèrent que les funérailles, les obsèques et les rituels de deuil sont les meilleurs moyens pour faire leurs adieux à un être cher. Les chrétiens acceptent la mort en croyant qu’elle est juste la fin de la vie terrestre et qu’une autre vie, bien meilleure, les attend après celle-ci. Néanmoins, leur croyance ne les empêche pas de souffrir et de passer par ces étapes du deuil.

Accepter la mort d’un être cher, et accepter de ne plus jamais le revoir, prend du temps. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Un jour, on est submergé par une grande tristesse, tandis que le lendemain, on peut entrer dans la phase d’acceptation. Chaque jour, la personne en deuil est en proie à de nouveaux sentiments. Ces vagues d’émotions déstabilisent, mais il faut les accepter telles qu’elles viennent et ne pas y résister. Avec le temps, on finit par s’y habituer.

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