Enterrement de défunt : guide et conseils

Enterrement de défunt

Publié le : 27 octobre 202110 mins de lecture

La perte d’une proche est une période douloureuse et compliquée surtout si les membres de la famille ne sont pas prêts. Et encore plus si le défunt n’a pas exprimé ses dernières volontés, notamment dans le cadre d’un contrat d’assurance obsèques. La cérémonie doit être envisagée rapidement une fois le décès déclaré. Mais en fait, comment organiser l’enterrement de défunt ? Voici quelques conseils pour vous aider à organiser des funérailles.

Quelle est la date limite pour organiser des funérailles et est-il possible de le prolonger ?

En France, les délais d’organisation complète des enterrements sont très précis, le code général des collectivités territoriales décrit plusieurs cas de figure : lorsque le décès est survenu en France, le délai est de vingt quatre heures et de six jours maximum après décès. Dans les collectivités d’outre-mer, en Nouvelle-Calédonie ou à l’étranger, le délai est d’environ six jours. Vous devez penser aussi aux heures et dates d’ouverture puisque les dimanches et les jours fériés ne sont pas pris en compte dans cette période. Pour avoir plus d’information, consultez cette page.
Pour prolonger le délai entre le décès et l’enterrement, il faut avoir un meilleur motif et fournir des pièces justificatives. Si vous êtes de ces personnes qui sont recensées à l’impossibilité d’élaborer des obsèques dans les délais légaux, vous pouvez déposer une demande d’autorisation. Dans ce cas, c’est le conseiller funéraire ou l’administration communale qui doit contacter : pour une inhumation : à la préfecture ou sous-préfecture du lieu d’inhumation. Pour une crémation : à la préfecture ou sous-préfecture du lieu de crémation ou de la mort. Pour faire cette demande, vous devrez avoir quelques documents et pièces justificatives : un manuscrit officiel chargé par le salon funéraire ou la commune, le certificat médical de défunt, le document indiquant l’identité du décès, l’acte de décès, sa date et son lieu de décès ainsi que la sorte de funérailles optées et la raison de la demande de dispense fournie par la commune du lieu du décès, la dérogation d’inhumation ou de crémation fournie par la commune du lieu d’inhumation ou de crémation, l’autorisation de fermeture du cercueil et tout autre document selon la situation

Inhumation ou crémation ?

Décider de l’aspect des funérailles est une énigme pour toute la famille en deuil, d’où l’idée que c’est une bonne initiative de faire une organisation complète de ses propres funérailles au cours de sa vie pour esquiver les conflits entre les membres de la famille dans le processus lors de la sélection du type de funérailles : inhumation ou crémation. L’inhumation est l’acte d’enterrer le corps d’une personne décédée et la coutume la plus connue et préférée dans de nombreuses religions. Elle a lieu dans un cimetière municipal sur attribution familiale ou sur la place des déficients pour ceux qui n’en ont pas les moyens à louer. La cérémonie funéraire peut se dérouler sous deux formes : sur le sol ou dans un caveau. Cependant, si vous ne souhaitez pas acheter d’apport funéraire, comme vous disposez d’un terrain privé destiné à l’inhumation, les points suivants doivent être respectés : l’inhumation doit se dérouler hors des murs de la ville ou du village et à un certain espace et doit obtenir l’autorisation du préfet de département. Pour les dépenses, le coût de l’inhumation varie entre 2000 euros et 14 000 euros, cette variation de coût dépend du caveau, de la pierre tombale et de la valeur de la concession.
Un autre type de funérailles est la crémation, qui consiste à brûler le corps d’un être humain décédé ; le feu le réduira en grisâtres ; puis ces cendres seront déposées dans une urne funéraire qui sera enterrée. Concernant les formalités administratives, une demande d’autorisation de crémation doit être adressée à la mairie du lieu d’origine du défunt ou au lieu de mise en bouteille si le corps est en cours de transport. La famille ou le salon funéraire chargé d’organiser les obsèques doit fournir le certificat médical du défunt ainsi que le testament écrit du décès ou une demande du responsable. Le choix du crématorium est libre en France, mais il est conseillé d’opter pour le crématorium géographiquement le plus proche. Veuillez noter que la crémation doit être effectuée entre 24 heures et 6 jours après décès. Après la crémation, il est nécessaire d’avoir l’urne funéraire. Pour le choisir, il faut penser à son utilisation future. Cela veut dire qu’une urne solide et design est choisie si elle est placée dans le crématorium ou dans le cimetière. Une simple urne, si elle ne sert qu’à transporter les cendres à disperser.

Comment savoir quels choix faire pour les funérailles ?

Deux hypothèses sont possibles : le défunt a exprimé ses volontés concernant son inhumation ou crémation : quelle que soit la manière dont il les a exprimées, ses volontés doivent être respectées si non il y a un risque de poursuites judiciaires et d’une lourde amende. Le défunt n’a laissé aucune indication de son inhumation ou crémation : les différentes les décisions à prendre appartiennent alors aux proches du défunt. À noter qu’en cas de désaccord des proches, le tribunal du lieu du décès peut être saisi.

Quels sont les lieux possibles pour un enterrement ?

Plusieurs choix s’offrent à vous : une inhumation sur une propriété privée ou une inhumation dans un cimetière. Inhumation dans un cimetière : vous devez tout d’abord faire une demande de permis d’inhumation auprès de la mairie de la commune du cimetière sélectionné. En gros, c’est le conseiller funéraire que vous avez choisi qui s’en charge. Les cimetières possibles pour l’inhumation sont : le caveau de la commune de défunt, le columbarium de la commune où se trouvent une tombe familiale et le cimetière de la commune où résidait le défunt. En théorie, il est possible d’opter pour le cimetière de toute autre commune effectué aux funérailles ; seul le maire de la commune touchée peut dénier. Une fois le cimetière sélectionné et après l’inhumation, le défunt est inhumé dans un apport funéraire, sur lequel sera placé un monument funéraire. Si le défunt n’a pas d’apport, il est inhumé dans un lieu communal, au milieu d’un lieu mis gratuitement à disposition pendant cinq ans. Inhumation dans un domaine privé : si vous souhaitez procéder à l’inhumation d’une personne décédée dans un domaine privé, vous avez besoin de la dérogation du préfet du département où se situe le bien, des sociétés de pompes funèbres traitant la demande. Il est entendu que diverses conditions doivent être remplies afin d’obtenir une autorisation de mise en décharge sur une propriété privée, telles que la composition du sol, les conditions hygiéno-sanitaires comme décédé non-contagieux, la situation géographique de la propriété.

Comment se déroule la cérémonie funéraire ?

Les funérailles sont le fait de mettre une personne décédée sous terre. Cette étape peut se faire dans le sol ou dans un caveau. Ce sont les employés des pompes funèbres qui se chargent de faire l’organisation complète de l’inhumation. La dernière étape dans l’organisation des enterrements est les funérailles. C’est avec le salon funéraire que vous avez choisi que vous déterminerez tous les détails liés aux obsèques : les différents objets funéraires, le cercueil, la cérémonie, l’acquisition d’une concession, les formalités et démarches administratives, puis l’inhumation. Avant l’inhumation, les proches du défunt peuvent se rendre au salon funéraire ou dans une chambre funéraire pour se rassembler autour du corps du défunt. 

 

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